Marc Riboud

Profitez-en, il vous reste 24 jours pour aller (re)découvrir l’œuvre de Marc Riboud, actuellement objet d’une exposition au Musée de la vie romantique, dans le 9è arrondissement parisien.

Marc Riboud, pour ceux qui ne le sauraient pas, est l’auteur de la jeune fille à la fleur, cette photo emblématique des manifestations pacifistes de la fin des années 60 où une nana offre une fleur à une batterie de baïonnettes. Personnellement, je l’ai découvert l’an passé lors d’une expo en plein air, à côté de la Sorbonne, où étaient affichées ses photos de mai 68, et il m’avait laissé sur le cul, donc quand j’ai appris totalement par hasard qu’une expo se tenait (elle a été ouverte le… 3 mars !), j’ai décidé d’y faire un tour.

Au passage, j’ai inauguré ma carte de presse : 7 € pour les simples quidams… gratos pour les journalistes.

L’exposition se concentre surtout sur les œuvres moins connues de Riboud. Bien entendu, son Peintre de la tour Eiffel est là, de même que la jeune fille précédemment évoquée, mais celle-ci est surtout accompagnée d’une version moins connue, radicalement différente, plus sacrificielle et moins poétique surtout.

On trouve quelques petites touches d’humour, quelques coups d’œil excellents, notamment dans la série afghane qui ouvre l’exposition ; une série industrielle cubaine d’excellente tenue ; une galerie des puissants de ce monde, souvent austères, où seul Fidel Castro a vraiment l’air de se marrer ; et l’on termine sur des séries récentes (2005 environ, car Riboud continue à déclencher à 85 ans…), en couleurs, très graphiques, jouant justement sur l’opposition des teintes, mais qui personnellement m’ont beaucoup moins convaincu que ses excellents clichés de reportage à l’ancienne.

Au final, l’expo vaut quand même le coup d’œil, l’accueil est plutôt chaleureux (tant que vous n’envisagez pas de photographier une salle, ne serait-ce que pour illustrer un blog, parce que quand même, on n’imagine pas des amateurs de photo aller voir une expo sur Riboud, hein ?), et il y a quelques petits trésors.

Vous pourrez également, si vous êtes fan de George Sand, faire un détour par la collection permanente du musée. Mais là, franchement, en-dehors d’une pièce rococo particulièrement hideuse et prétentieuse, y’a pas grand-chose à voir.