Salon de la photo : les… photos ?

En cette fin de semaine, Porte de Versailles, se tient le Salon de la photo — recentré autour de son thème principal, après s’être un peu fourvoyé dans le multimédia.

Les dernières éditions n’avaient pas été à la hauteur des attentes, celle-ci sera-t-elle le retour d’un grand salon ?

Mercredi, 10h10, je fais l’ouverture du Salon de la photo. À l’entrée, première remarque intéressante : rares sont ceux qui n’ont pas découpé un Le photographe ou un Déclic photo, ou imprimé une page du site d’Olympus, pour rentrer gratis. En fait, les caisses sont à peu près désertes, tandis que nombre de gens rentrent directement en donnant un papier aux hôtesses.

Comme je suis pas plus bête que les autres, j’ai mon invitation, estampillée Focus-numérique.

La première heure est calme, sauf…

…chez Panasonic, qui a de jeunes danseuses qui dansent sur de la musique, hum, récente. Du coup, si vous regardez bien, vous trouverez pas un seul visiteur qui regarde les appareils photo. ^_^

À l’inverse, chez Olympus…

…l’animation se borne à un caricaturiste qui vous croque en deux minutes. Du coup, peu de gens sur place, et beaucoup de questions sur les produits de la marque (alors, ce fameux reflex pro qui devrait remplacer le E-1 ? Chuuuuuut, l’embargo n’est pas encore levé).

Au centre du salon, vous pouvez pas rater les frères ennemis : Canon à gauche et Nikon à droite sont côte à côte, en plein milieu, et présentent en même temps des produits similaires : un reflex semi-pro (40D et D300) et un pro (1D Mk III et D3).

En face, les stands Sigma et Pentax se font tous petits…

Nikon fait dans la photo, pas dans le produit djeuns, on le voit bien avec leur animation à eux : des photographes professionnels viennent parler de leur boulot.

Ici, Alain Ernoult, l’auteur des inoubliables Ailes de feu (entre autres),  nous explique comment, posé au bord d’une falaise, il dirigeait par radio un prototype du Tigre pour obtenir la photo qu’il avait dans la tête — la projection est un peu pâle, mais je vous rassure : cette photo, en vrai, elle est sublime.

Il a aussi passé dix minutes à nous parler de la création d’une série de photos publicitaires pour l’A380, avec la direction au centimètre de huit cents personnes chargées de faire la silhouette de l’appareil. Un photographe qui s’exprime bien, qui fait des phrases claires et qui regarde son public quand il parle — il y a des professionnels de la présentation qui pourraient prendre des leçons.

Du coté du troisième fabricant qui présente des produits ambitieux, à savoir Minolta Sony, bonne nouvelle :

L’α700 ne cache rien !

  1. objectif
  2. face avant et poignée
  3. carte électronique
  4. miroir et viseur
  5. obturateur
  6. capteur CMOS
  7. compartiments batterie et carte
  8. dos et écran LCD

Bon, pour finir, mes impressions :

Après avoir été relativement calme pendant une heure, le salon s’est rempli peu avant midi. De l’avis général, il y a nettement plus de monde que l’an dernier (mais avec l’arrivée d’appareils assez attendus comme l’α700, l’EOS 40D ou le D300, à la fois avancés et relativement abordables, et des bridges à zoom 18x FZ18 et S8000fd, c’est peut-être pas vraiment une surprise).

Parallèlement, la presse écrite est dans une situation délicate, illustrée par le stand G17, vide, qui ne présentait comme intérêt que de permettre aux clients du bar de s’asseoir une seconde : c’était celui du magazine Reflex[e] numérique, dont la disparition a été confirmée peu avant l’ouverture du salon. Dommage : en livrant sur un CD les images des boîtiers testés, ce magazine était le seul à permettre de se faire une idée précise de la qualité des photos, sans le rendu douteux d’une impression magazine.

Certains exposant ont mieux géré leur affaire que d’autres, à l’image de Sony, qui présente son α700 en cinq ou six exemplaires sur deux stands différents, avec et sans grip et avec différents objectifs ; d’autres, comme Nikon, font le strict minimum — les boîtiers sont présentés basiques, avec un trans-standard — tandis que certains font vraiment piteux (chez Canon, par exemple, un seul 1D Mk III et un seul 1Ds Mk III, une queue d’un quart d’heure et une fois que vous avez réussi à attraper un boîtier, il vous faut encore demander à avoir un objectif dessus pour juger du viseur).

En prime, Sony fournit des stylos et des bonbons : c’est peut-être ridicule, mais ça fait toujours plaisir d’avoir quelque chose à grignoter quand on attend dans la file d’un D3 ou d’un 1D.

Mention spéciale, niveau présentation, à la division objectifs de Sigma : les « cailloux » sont alignés sur des présentoirs, par monture, et vous pouvez les essayer sur votre propre boîtier. De quoi ne pas avoir à chercher comment est réglé l’appareil que l’on teste pour savoir si ce soucis-là vient de l’objectif ou d’un réglage du boîtier…

En revanche, j’y reviendrai, Sigma appareils fait un peu pitié, quelque part.

Voilà pour mes impressions globales. Dans la foulée, je vous prépare le truc sympa, le seul et unique pour lequel on va dans les salons : les prises en mains.