Pentax Remote Assistant

Firm­ware 1.20 et Remote assis­tant 3, de Pentax, ***

Pentax a pro­po­sé hier une nou­velle mise à jour (la troi­sième en trois mois) du firm­ware du K10D. Autant la pré­cé­dente (retouche de détail de la ges­tion des Raw) était anec­do­tique, autant la pre­mière (pilo­tage à dis­tance des flashes et quelques retouches des menus) était utile mais pas révo­lu­tion­naire, autant celle-ci change la donne pour cet appa­reil déjà remar­quable.

En effet, elle rend le K10D com­pa­tible avec un petit logi­ciel tout con mais vache­ment bien, Pentax Remote assis­tant. Alors, Remote assis­tant 3, à quoi que ça sert ?

Tout sim­ple­ment à pilo­ter l’appareil depuis l’ordinateur et à récu­pé­rer les images direc­te­ment par la connexion USB, en lais­sant tran­quille la carte mémoire.

Le truc, c’est que Remote assis­tant est plu­tôt bien fou­tu, ce qui sur­prend un peu chez Pentax (d’habitude, leurs logi­ciels sont utiles mais ergo­no­mi­que­ment assez dégueu­lasses, à l’image de Pho­to brow­ser ou des menus de leurs appa­reils). On trouve rapi­de­ment les réglages qui nous inté­ressent, et on sur­veille en direct ce que l’appareil fait — un peu comme si l’indicateur qui s’affiche une seconde au chan­ge­ment de mode res­tait actif en per­ma­nence. Le seul petit loup ergo­no­mique, et c’est bien dom­mage parce que c’est LA option qu’on cherche, c’est la fonc­tion inter­val­lo­mètre qui est plan­quée dans un sous-menu «Expan­ded shoo­ting» du menu Tools. (Juste en pas­sant, les titres de la barre de menu ne s’affichent pas chez moi, je sup­pose que c’est dû à un conflit de ver­sions du run­time .NET ; c’est pas très gênant dans la mesure où les menus dérou­lants s’affichent sans sou­cis.)

Bon, du coup, on fait quoi ?

On pilote toutes les fonc­tions du K10D, à part celles qui sont réglées phy­si­que­ment sur le boî­tier (mode, mode AF, mode de mesure, marche/arrêt, sta­bi­li­sa­tion). On a donc accès à tout ce qui se pilote par les molettes ou les simples bou­tons, y com­pris le déclen­che­ment à volon­té de l’AF, ain­si qu’à toutes les options des menus, c’est déjà pas mal.

On peut éga­le­ment pilo­ter le déclen­cheur en pause longue pour une durée pré­cise, épar­gnant de devoir gar­der le doigt sur le bou­ton pen­dant x minutes.

Enfin, on peut pro­gram­mer l’appareil pour prendre n pho­tos espa­cées d’un temps t. Autre­ment dit, un inter­val­lo­mètre. Par­ti­cu­liè­re­ment utile pour lais­ser l’appareil et l’ordinateur enre­gis­trer tous seuls l’éclosion d’un œuf, l’ouverture d’une fleur ou l’évolution d’un pay­sage.

Bref, ça va peut-être pas me ser­vir tous les jours, mais bon Dieu !, ça com­plique encore un peu la tâche de Canon et Nikon, par l’ajout de fonc­tions uti­li­sées typi­que­ment par des pros en stu­dio qui devaient se payer un D200 à 1600 €.

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