Canon PowerShot A70

À l’époque, on ne faisait guère mieux. Du moins, à ce prix-là.

Ce petit compact, de trois millions de pixels, proposait quelques fonctions étonnamment avancées, et sans doute uniques à l’époque à ce niveau de gamme.

Outre un vrai mode manuel, il proposait ainsi une mise au point manuelle, avec indication de la distance de mise au point. Ainsi, vous pouviez régulièrement oublier l’autofocus (particulièrement lent il est vrai, surtout avec peu de lumière) et réduire le temps de déclenchement à une fraction de seconde.

La qualité d’image n’était pas mal du tout (pour 300 €, on ne trouvait pas mieux) tant qu’on restait modeste en sensibilité — et les pauses longues étaient un vrai régal, avec très peu d’augmentation du bruit au fil du temps. Le rendu des couleurs était excellent, en particulier en bloquant la balance des blancs — l’automatisme montrait là vite ses limites.

In fine, je dirais que c’était un excellent appareil pour apprendre, qui tenait dans la plupart des poches (sans être un «bijou» quand même), avec une bonne qualité d’image et la possibilité de faire tous ses réglages soi-même. Seul bémol : l’absence totale de molette signifiait qu’il fallait tout régler en pressant des boutons. Et lorsque vous étiez en M, avec mise au point manuelle et flash, le temps de tout régler, vous vous sentiez un peu vieux, malgré l’excellente ergonomie générale.

Pour résumer, le plus gros problème que j’ai eu avec cet appareil, c’est que… on me l’a piqué.